Sam 19 Aoû - 0:07


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a) Manufacture de Darnétal

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Mlesplombs

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D1200


"BUREAU DE DERNETAL" aujourd'hui Darnétal.
Déterminé par Yanok.

Grand plomb de drapier de la ville de Darnètal en Seine-Maritime, d'un diamètre de 40mm dont le revers est manquant.
Les armes de gauche appartiennent au marquis de Darnétal, Colbert de Seignelay, celles de droite n'ont pas encore été identifiées et ne sont pas celles de cette ville.
Il devait être doré.

"Secret de fabrication volé aux Turcs, qui l’utilisent pour colorer leurs cotons, le fameux “rouge d’Andrinople” est exploité en France dès 1746 par une manufacture royale qui en détient le monopole. Avec les péripéties qui entourent ce brevet, on entre de plain-pied dans l’histoire de l’espionnage industriel…
Au XVIIIe siècle, les cotons turcs sont très réputés et concurrencent fortement l’industrie textile occidentale. La raison est à chercher dans la qualité des tissus, mais aussi dans leurs très belles couleurs, parmi lesquelles se trouve le magnifique rouge d’Andrinople (Edirne en Grèce), dont le secret de fabrication est farouchement conservé… Jusqu’au jour où des Français, ayant soudoyé des teinturiers grecs de Smyrne, réussissent à percer le mystère.
« Afin de préserver le secret, les actes de société prévoient que la recette, figurant sur un mémoire cacheté, soit mise dans une caisse cachée chez Peynal et fermée par quatre clefs, détenues par les quatre associés… »
Parmi eux, un certain Robert Dugard, qui s’empresse d’expérimenter le procédé à la Manufacture royale de Beauvais (Oise). Les résultats étant concluants, il fonde, le 10 novembre 1746, une manufacture de teinture à Darnétal (Seine-Maritime), en collaboration avec Pierre Dharistoy, Louis Peynal et André Fesquet. Celle-ci devient la Manufacture royale de teinture façon d’Andrinople, par un Arrêt du Conseil d’État du 6 août 1747, qui lui permet de conserver durant dix ans l’exclusivité de la production et de la commercialisation pour « occuper un grand nombre d’ouvriers » et pour que « le secret de cette teinture ne passe pas à l’étranger ». Afin de préserver ce secret, les actes de société prévoient que la recette, figurant sur un mémoire cacheté, soit mise dans une caisse cachée chez Peynal et fermée par quatre clefs, détenues par les quatre associés, et que Dharistoy et Fesquet fabriquent seuls la couleur à l’écart des ouvriers.
Mais la teinture, qui devait être améliorée sous l’égide de l’Académie royale des sciences, est mal maîtrisée et le maître toilier Fesquet, ne parvenant pas à écouler les draps défectueux, finit par quitter brusquement l’affaire, qui est dissoute le 5 avril 1756. Un procès s’ensuit entre les anciens associés, et le monopole est finalement accordé le 21 décembre 1756 aux frères Flachat, négociants à Saint-Chamond (Loire) et à Constantinople, qui détiennent eux aussi le secret grâce à leurs ouvriers grecs. La Manufacture royale de Saint-Chaumond reprend alors le flambeau du coton rouge pour contrer les importations du Levant…
Gersende Piernas"

Article publié dans le magazine Histoire d'entreprises.
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D1199

Cet autre plomb, de 42 mm de diamètre, trouvé avec le précédent est également de cette ville.
On remarque que les armes ont changées pour le revers, alors que l'on a celles royales sur le droit, (manquante sur le premier).

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